Préparer un compte rendu, rechercher une information, rédiger une synthèse… L’intelligence artificielle peut faciliter certaines tâches. Mais son intérêt doit aussi s’évaluer à travers ses conséquences sur notre travail : temps de vérification, nouvelles attentes, évolution des compétences et responsabilité des décisions.
Un sujet de dialogue social
La CFE-CGC participe au projet européen AI Manage, qui prévoit notamment d’étudier les effets de l’IA sur les conditions de travail et les décisions managériales. Ses outils restent à venir.
Chez Safran, des engagements existent déjà. L’accord du 22 janvier 2026 prévoit des formations à l’IA générative et un accompagnement vers un autre emploi du Groupe pour les salariés dont l’emploi serait significativement affecté, idéalement dans leur établissement d’origine.
À SLS, quatre questions doivent guider les échanges
Nos métiers : quelles tâches évoluent et quelles compétences faut-il préserver ou développer ?
Notre charge : quel temps est réellement gagné, une fois les vérifications et les corrections prises en compte ?
Notre formation : quels apprentissages, pour qui et avec quel temps disponible ?
Nos décisions : qui contrôle les résultats, assume la décision et répond en cas d’erreur ?
Notre priorité : accompagner les salariés dans les transformations
Nous proposons de suivre les usages réels, leurs bénéfices et leurs difficultés, pour construire des demandes concrètes sur la formation, la charge de travail et les parcours professionnels.
Un outil d’IA change déjà votre quotidien ? Parlez-en à vos représentants CFE-CGC SLS : votre expérience peut nourrir ce travail.
Sources
CFE-CGC — « AI Manage », un projet européen pour outiller les manageurs, 12 octobre 2026.
Accord Groupe Safran – Formation et développement des compétences du 22 janvier 2026, articles 11 et 12 ; SLS figure à l’annexe 1. Document réservé aux adhérents.
